#OnVautMieuxQueÇa

Des sociétés « mondialisées » comme SOPRA STERIA GROUP avec environ 40000 salariés en France et à l’International se portent très bien financièrement.

Pourquoi cette entreprise florissante n’augmente pas ses effectifs par des embauches mais continue l’optimisation des profits par l’arrêt de certaines activités bénéficiaires mais certes moins rentables que la moyenne ?

La réponse est-elle purement « arithmétique » ? Est-ce une gestion par « tableau Excel » ?

En tout cas des Lois comme celles proposées par le gouvernement ne risquent pas de faire varier la gestion actuelle. Par contre elles peuvent plomber les relations sociales qui souffrent actuellement du non-respect de la législation par certains employeurs notamment les plus puissants. 

 

 Est-ce normal que notre syndicat soit obligé de saisir le Tribunal de Courbevoie car SOPRA STERIA GROUP ne semble pas respecter les obligations de désignation régulières des Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) ?


En effet, la direction de l’entreprise a refusé le renouvellement depuis septembre 2015 (voir tableau ci-après) des CHSCT pour une cinquantaine de sites sur toutes la France (environ 12000 salariés de SOPRA STERIA GROUP). Rappelons que la Loi fixe un délai de renouvellement de 15 jours.

  

 L’absence de CHSCT est légalement sanctionnée, cependant notre entreprise semble se placer au-dessus des règles de sécurité santé.


En effet, même des procès-verbaux ou une mise en demeure du Directeur du Travail (Le DIRECCTE) ne semble pas avoir influencé les pratiques dans notre entreprise. C’est vraiment désolant.

Les conséquences sont pourtant très graves et fréquentes.

Plusieurs situations « suicidaires » ont été repérées.

Nous sommes régulièrement sollicités par des salariés en grande souffrance en raison de leurs conditions de travail (trajet journalier de plusieurs heures, horaire important, mise sous pression constante, absence de reconnaissance, exigences élevées sans moyens adaptés …).

Récemment le décès d’un jeune salarié (suicide ?) de l’établissement de MANHATTAN (92) nous a amenés à demander l’intervention de l’Inspection du Travail et l’organisation de l’enquête CHSCT règlementaire.

Pourquoi ce suicide « présumé » n’a pas été traité valablement à ce jour ? Où sont les analyses (arbre de causes, anomalies potentielles, prévention, outils de suivi) et pourquoi elles n’ont pas été présentées à nos élus.

Où est la transparence obligatoire sur ce type d’accident mortel ?

Madame le Ministre du Travail est la bienvenue dans notre entreprise qui, semble-t-il, a du mal à organiser les élections professionnelles depuis décembre 2013.

Elle comprendra aisément que ce ne sont pas les Lois qui posent problème mais leur non-application.

Nous parlerons également à Madame la Ministre de l’absence de participation des salariés bien que notre entreprise a le meilleur résultat dans son secteur.

Chez nous, il n’y a pas non plus d’annonce d’une prime aux salariés suite aux bons résultats contrairement à d’autres entreprises comme PSA par exemple.